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Dans sa mort, dans sa souffrance, Nous trouvons tous, en abondance, Cantique n 61 - Entonnons un saint cantique - Recueil de Informations techniques : Pour la simple écoute d'un cantique, faire un clic gauche sur le lien correspondant. Pour le L'un des trois livres de Salomon, contenues dans l'hébreu, le grec Cantique des Cantiques, Cantique des Cantiques, Cantique des Chanson de l'album Faure Requiem.

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Sont-ils chrétiens? Croient-ils à une vie après la mort? Où qu'ils se trouvent, les Tsiganes sont crédités par les non-Tsiganes de pouvoirs étranges, surnaturels, qui seraient liés à des origines prétendues exotiques.

Quand c'est au contraire leur intégration, ou plus précisément la forme qu'elle prend, qui met cette différence en évidence. C'est pourquoi nous ne comprendrons pas grand-chose à la religion des Tsiganes si nous ne commençons pas par apprécier leur situation au sein de la société qui les accueille. L'identité d'un peuple en marge 2Bien qu'ils se tiennent à l'écart, les Tsiganes dépendent de populations voisines plus puissantes qu'eux. Démunis de tout moyen de production significatif, ils sont entièrement dépendants du monde qui les entoure.

Avec l'argent gagné à l'usine, ils font vivre leur famille dans des maisons dont ils sont propriétaires. Si j'insiste sur cette solidarité entre hommes, c'est qu'elle coïncide avec le discours des Tsiganes et qu'elle tient, nous allons le voir, une place importante dans la définition de l'être tsigane. Ce partage se concrétise en une division du corps tsigane entre un haut et un bas marquée au niveau de la taille , et en une séparation des actes et des objets associés à chacune de ces parties Sutherland En fait, la survie de leurs communautés dépend de cette vision manichéenne qui leur permet de se préserver du reste du monde et de dénier leur sujétion effective aux peuples plus puissants qui les entourent.

En fait, hommes et femmes sont amenés à se conduire d'une manière plus ou moins tsigane. Ce dualisme se retrouve à propos de la mort, puisque les Tsiganes considèrent l'éthique gadjo et l'éthique tsigane comme des manières antagonistes de se représenter le temps. Les rites tsiganes de la mort dont il sera question ici tentent précisément de restaurer des conditions dans lesquelles il paraisse possible de continuer à vivre en tant que Tsigane, c'est-à-dire avec une représentation du temps différente de celle des gadjé 2.

Il n'y a pas de bonne mort 8Chez les paysans d'Europe orientale, on parle de bonne mort quand quelqu'un s'éteint à un âge avancé, entouré par ceux qui devront leur sécurité future aux efforts qu'il a déployés durant sa vie 3. De ce point de vue, la mort n'est pas la fin de tout. Chez les Tsiganes aussi, il arrive qu'on parle d'une vie bien remplie, mais c'est pour évoquer l'image d'une personne bien vivante, entourée par ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants.

Et même si ces petits-enfants sont susceptibles de mener le cortège funèbre, cela n'implique pas qu'il existe aux yeux des Tsiganes quelque chose de comparable à une bonne mort. Dans l'idéologie tsigane, la vie n'a rien d'une marche inexorable vers la mort. Chez les Tsiganes que je connais, on parle avec incrédulité de ces gadjé qui prévoient une place au cimetière pour le conjoint survivant, ou de ces Tsiganes riches qui succombent à la mode des sépultures familiales.

Il faut être victime d'une folie meurtrière pour inviter la mort en la préparant ainsi. On ne joue pas avec une mort qui a une telle puissance.

On raconte volontiers en Hongrie l'histoire d'un jeune Tsigane qui avait tenu le rôle du mort dans un film ethnographique sur les funérailles tsiganes. De même, personne ne sera assez fou pour s'installer dans un appartement si le locataire précédent y est mort 6. On ne doit pas non plus peindre les chambres en blanc si l'on ne veut pas attirer la maladie ou la mort, et l'on ne doit jamais mettre un enfant devant un miroir, car il risque, en apercevant son reflet, de perdre son âme lindra et de mourir.

Les gens refusent généralement de s'habiller en noir et ils ont très peur de rencontrer les esprits qui, sous forme de squelettes, errent la nuit de par le monde. Dans leurs jurons passionnés — un tropisme fréquemment utilisé en romani pour convaincre les auditeurs que l'on dit vrai —, la menace la plus courante se rapporte à la mort.

Transcendance, mortalité et ordre social 12Dans un ouvrage publié il y a une dizaine d'années, Maurice Bloch et Jonathan Parry proposent un modèle théorique pour décrire la variation interculturelle des rites post mortem. Les rites mortuaires construisent un ordre transcendant le monde de la fertilité naturelle, laquelle est fréquemment, dans les rituels, associée à la féminité, et représentée par les femmes. Ces rites symboliques élaborés mènent à une légitimation de l'ordre social et de sa structure de pouvoir ou, mieux encore, à la recréation de cette structure grâce à la puissance du rituel.

De plus, comme la plupart des familles tsiganes étaient pauvres, il n'y avait pas de problème d'héritage. Ce qui induisait que les Tsiganes n'avaient ni les moyens matériels ni les raisons d'inclure le passé dans le présent.

De la vie productive de l'individu il ne résulte donc ni bien-être matériel ni point d'ancrage de la continuité sociale, mais un lieu de repos éternel pour son corps 8. Rentrez à la maison. Plusieurs Tsiganes furent irrités par le ton présomptueux du message ils ne considéraient pas que la maison de Gabi fût la leur et par le manque de précisions sur la cérémonie funèbre.

D'autres, qui avaient eu des contacts plus réguliers avec le défunt, furent moins négatifs et, dans les minutes qui suivirent l'arrivée de la nouvelle, un groupe d'hommes bien vêtus se rassembla chez moi. Son enterrement allait être un événement social important. En temps normal, lorsque des Tsiganes se rassemblent, les hommes s'asseyent tous ensemble, sans distinction d'âge. Mais en cette occasion, au contraire, ils se répartirent par tranches d'âge.

Les hommes de la génération du défunt étaient dans la pièce du milieu avec ses fils. Les hommes mariés, plus jeunes, s'installèrent dans une pièce extérieure près de la porte, et les adolescents prirent place dans une pièce intérieure.

Pendant presque toute la veillée, on ne vit aucune femme, la femme et les filles du défunt se trouvant, ainsi que d'autres femmes, chez le voisin. On avait enlevé tous les meubles, sauf les chaises, et on avait lessivé les murs. Le miroir de la pièce intérieure avait été recouvert d'un drap blanc et on avait répandu de la paille sur le sol, à la place des tapis. On avait allumé trois bougies dans un coin de la pièce, près de la fenêtre.

Nous nous assîmes tournés vers l'intérieur de la maison. Mes amis me dirent de ne pas m'asseoir face à la porte et de ne pas la regarder, sinon le mort risquait d'y apparaître. Ici, au contraire, on trinquait avec les bouteilles sans dire un mot, on versait un peu de bière par terre en priant pour le pardon du défunt, puis on buvait.

Il n'y avait rien à manger. C'est le moment où l'âme du défunt a le plus de chance d'apparaître dans l'assemblée, ou en tout cas à proximité, et on sent sa présence comme un courant d'air froid qui vous frôle. On ouvrit alors des bouteilles d'alcool de fruits qu'on se passa de main en main. C'est un alcool qui passe pour être très fortifiant, pour réchauffer le corps et le protéger de l'impureté 9.

On en fit circuler tout le reste de la soirée, jusqu'à ce que l'aube approche. Honorer le défunt 20Comme c'est pour honorer le défunt qu'on s'était rassemblé, tout fut fait comme il l'aurait fait lui-même.

Au début de la soirée, on but de la bière, sa bière à lui. Puis, pendant plusieurs heures, on se raconta des blagues, du type de celles qu'il aurait racontées lui-même. Pendant une heure ou deux, on s'affronta avec des devinettes. Pour certaines les réponses étaient toutes faites, pour d'autres on se mettait à discuter pour trouver la meilleure réponse.

Il se mit à raconter la crise cardiaque qui avait emporté son père, et à expliquer comment il avait essayé de le sauver. Puis la conversation s'en retourna tranquillement vers les histoires drôles et les devinettes. Lors de ces rencontres, on fait très attention à éviter et même à ignorer toute dispute — facteur de dissensions — et tout acte impur, de façon à maintenir un ordre idéal. C'est ainsi qu'on ne doit ni maudire ni frapper quiconque 11 , et que, si quelqu'un quitte la pièce pour satisfaire un besoin naturel, il doit cacher la raison de son départ et se répandre à son retour en salutations particulièrement fleuries.

Lorsqu'un homme quittait la pièce pour uriner, il le faisait silencieusement et revenait sans saluer personne. C'était là une façon de montrer que, dans cette occasion où chacun participait à l'impureté de la mort, il était inapproprié d'agir de manière purificatrice. Mais cette absence presque complète de salutations avait aussi un effet presque physiologique. L'abandon du corps 23Deux jours plus tard, je revins pour l'enterrement avec un groupe de Tsiganes encore plus important.

On m'avait prévenu que ce serait une journée très longue. Il y avait des Tsiganes qui entraient et sortaient, mais la plupart restaient dehors, à boire de l'alcool de fruits ratija. A l'intérieur de l'église, personne ne se joignit aux hymnes, et il n'y eut pas de communion à la fin du service. Les Tsiganes de la famille éloignée trouvaient que c'était aux proches de veiller le corps et de s'en occuper. D'une maison voisine, on apporta vers le milieu de la matinée une gelée de pied de porc, du jambon fumé et du pain — une nourriture blanche et froide — qu'on plaça au milieu de la pièce.

Finis le plat! Remplis-toi la panse! Xa nyugodtan! Caljos tu! Au moment où les premiers Tsiganes arrivaient au cimetière, un sentiment contagieux de peur et de panique émana de la famille qui ouvrait le chemin. La femme et les filles du défunt, qui n'avaient pas cessé de sangloter pendant presque tout le trajet, se mirent à pousser des cris perçants tout en s'élançant vers les portes derrière lesquelles se trouvait le cercueil ouvert.

Pour se rendre compte de l'effet produit par leurs hurlements sur l'assistance, il faut essayer d'imaginer l'atmosphère paisible, calme et méditative qui régnait depuis le début de la matinée, à peine troublée de chuchotements et de paroles tranquilles, et qui fut soudain déchirée par ces cris horribles, terrifiés et terrifiants.

D'un coup de dent, elle ouvrit une bouteille puis une autre, versa un peu de bière dans le cercueil et plaça l'une des bouteilles à côté du corps. Elle arracha l'écharpe noire qu'elle portait jusque-là, dévoilant ses cheveux non peignés et en désordre. Ne vas-tu pas rentrer à la maison avec moi? Viens, bois avec moi encore une fois! Un homme entra et plaça des cigarettes à côté du corps. Un autre lança des piécettes dans le cercueil. Le long adieu 29Pendant près d'une heure, la veuve resta à se lamenter auprès de son mari, tandis que ses proches la soutenaient.

Pendant ce temps, chacun des proches de Gabi s'approcha au moins une fois de lui. On dit que tout ami intime du défunt doit aller voir son corps pour lui dire au revoir, ne serait-ce que pour que le mulo n'ait pas à revenir pour s'en charger. D'autres Tsiganes, qui avaient été moins proches de Gabi, sur sautèrent lorsque je leur suggérai qu'ils pourraient y aller eux aussi.

Ils étaient assis autour de la pierre tombale, buvant de l'alcool et devisant calmement de leurs affaires. Mais personne ne fit un geste pour le remettre dans le bon sens.

Après un bon moment, l'un des fils du mort tira sa mère à l'extérieur, avant d'installer un groupe de cinq musiciens à l'entrée de la chapelle. Il les avait payés pour qu'ils viennent d'une ville voisine. C'était un ensemble assez connu appartenant au groupe de Tsiganes romungro, les descendants de ces musiciens de café qui, il y a peu encore, jouaient pour les Hongrois à la campagne et dans les villes. Là, pendant l'heure qui précéda l'arrivée du prêtre, les hommes de la famille chantèrent, ainsi que des Tsiganes plus éloignés, tandis que les musiciens les accompagnaient.

Les chanteurs payaient les instrumentistes en glissant des billets sous le cordier de leur violon, exactement comme le font les Hongrois des villes Dans tous les enterrements tsiganes, c'est un moment de douleur accrue, où la violence de la réaction des femmes de la famille est toujours imprévisible.

Pendant ce temps, les autres membres de la famille proche reniflaient et soupiraient. L'évanouissement d'un participant entraîne toujours un redoublement de la panique générale. Hommes et femmes, tout le monde hurle en demandant de l'eau, et on arrose le corps de la personne inconsciente jusqu'à ce qu'elle revienne à elle.

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