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Messieurs, Votre Commission a eu, cette année, onze pièces dramatiques à examiner : été atteint. Quelle réponse, Messieurs, à ces Flamin- gants outrés, qui, en plein corps législatif, ont osé nier que le wallon fût une langue et ont eu l'audace de prétendre que c'était simplement un jargon sans valeur, sans consistance. SemblalDles au philosophe antique qui prouvait le mouvement en marchant, nos poètes ont établi non seulement l'existence mais encore la vitalité de la langue de la Wallonie en sou- mettant, au concours de notre Société, onze pièces de genres différents. Nous croyons devoir insister sur ce point : toutes ces pièces ont, chacune, leur intrigue, cliacune, leur scénario, différents ; elles ne se ressemblent en rien, chacune d'elles traite un sujet distinct. N'est-ce pas une preuve certaine, palpable, du génie dramatique, inné en quelque sorte dans les populations lettrées de la Wallonie?

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Messieurs, Votre Commission a eu, cette année, onze pièces dramatiques à examiner : été atteint. Quelle réponse, Messieurs, à ces Flamin- gants outrés, qui, en plein corps législatif, ont osé nier que le wallon fût une langue et ont eu l'audace de prétendre que c'était simplement un jargon sans valeur, sans consistance. SemblalDles au philosophe antique qui prouvait le mouvement en marchant, nos poètes ont établi non seulement l'existence mais encore la vitalité de la langue de la Wallonie en sou- mettant, au concours de notre Société, onze pièces de genres différents.

Nous croyons devoir insister sur ce point : toutes ces pièces ont, chacune, leur intrigue, cliacune, leur scénario, différents ; elles ne se ressemblent en rien, chacune d'elles traite un sujet distinct. N'est-ce pas une preuve certaine, palpable, du génie dramatique, inné en quelque sorte dans les populations lettrées de la Wallonie?

Si l'on reprochait à nos auteurs de ne retracer que des scènes de la vie de la classe ouvrière ou de la petite bourgeoisie, qu'on se rappelle que le wallon est la langue usuelle des ouvriers, des petits bour- geois; il n'est, en général, parlé ni par les classes élevées, ni par les magistrats, ni par les professeurs, ni par la classe aisée. Cela dit, remarquons que si le nombre des pièces soumises à notre examen a été très élevé, la qualité n'en a malheureusement pas répondu à la quantité.

C'est un devoir pénible pour nous de constater que les résultats du concours ont été, en général, moins que passables ; nous nous sommes départis de la s. Votre Commission vous propose d'allouer le second prix, médaille d'argent, à la pièce n" 7, li Manège Cockraimont et d'en ordonner l'impression. Celte comédie a rallié nos suffrages parce que l'intrigue en est bonne quoique simple ; l'auteur vil montre qu'il connaît bien la scène et ses exigences ; nous sommes persuadés qu'elle réussira à la repré- sentation.

Cockraimont, rentier, qui vit à la campagne, a placé sa fille Menline en pension à Liège ; il a prié un de ses amis de veiller sur Mentine et de le pré- venir si quelque fait anomal se produisait. Il reçoit une lettre, dans laquelle l'ami le prévient que Mentine est recherchée par un jeune homme d'une conduite et d'une moralité au moins douteuses, et craint des mères en possession de fdles à marier.

Cockraimont, caractère irritable, cédant au premier mouvement, part pour rechercher sa fdle ; il ne peut pas attendre le lendemain, malgré les sollicitations de sa femme, qui lui montre en vain le ciel chargé de nuages menaçants.

Rabot accepte. L'orage éclate et un voyageur transi, mouillé jusqu'aux os, pénètre chez Cockraimont et demande asile. Ce voyageur est précisément l'amoureux Joliet, de Mentine. Rabot conseille au jeune homme de sécher dans la cuisine ses vêtements mouillés et de revêtir en attendant une robe et un mouchoir oubliés par M"''' Cockraimont ; ce qui est fait par Joliet.

Nos nou- veaux amis causent en se versant force rasades de genièvre. Rabot, surtout, qui en est très amateur donne de nombreuses accolades à la dive bouteille ; ils finissent par s'endormir. Cockraimont, suivi de sa fille et de l'ami Houba, entre très surpris de trou- — MU ver ouverte la porte de sa demeure. Au moment où il pénètre dans la place, Rabot et Joliet senfuient sans que ce dernier songe même à reprendre ses habits mas 'ulins.

Émoi du ménage, jalousie du mari. Peu après, le garde champêtre Godinasse — un excellent type — ramène le jeune voyageur de commerce, toujours revêtu des habits de M'"'' Cockraimont. Mentine reconnaît son amoureux en celui que tous regardent comme un malfaiteur, et celte jeune iîlle, dont la confiance est un peu bien robuste, n'éprouve pas le moindre doute sur la conduite de celui qu'elle aime.

Rabot, qui, en se sauvant, est tombé dans une fosse à purin et qui, aux dépens de la force comique de la pièce, rentre débarboui'lé et nettoyé, explique la présence et le travestissement de Joliet.

Disons seulement que le dénouement se dessine trop tôt. L'exposition est bonne : on pas trop de monologues ni d'à parte; le wallon, sans être défectueux, n'est pas trop pur; il y a trop, beau- coup trop d'expressions françaises wallonisées ; — IX mais la pièce est si mouvementée, les entrées et sorties des divers personnages sont si bien amenées que nous ne doutons pas du succès à la scène.

Le jury vous propose d'accorder une médaille de bronze à l'aulcu:- do Fâte di sètinde n" "2 et de voter l'impression de la pièce. Ce qui l'a déterminé, ce sont les vers bien laits, le dialogue parfaitement conduit, dont la coupe est à l'abri de tout reproche.

Ici l'auteur s'en prend à l'un des mauvais procédés les plus en vogue malheureusement dans nos classes ouvrières, la lettre anonyme, parlois si perlide et si dangereuse. Chanchet s'est amusé à écrire ainsi à son camarade Joseph que sa femme Daditte sortait peu, parce qu'elle avait une intrigue amoureuse avec un jeune homme, habitant un appartement dans une maison située vis à vis de celle qu'occupe Joseph.

D'autre part, se servant de la même arme empoisonnée, il a fait savoir à Daditte que son mari avait des rendez-vous derrière l'église S'-Jacques. De là des péripéties assez comiques et très lestement menées. Enfin, tout est bien qui finit bien. Chanchet, craignant les suites de son escapade, envoie Lorint près des époux pour prier ceux-ci de lui pardonner sa conduite plus inconsciente que méchante. Les époux le font et une réconci- liation générale se célébrera, verre en main, chez Guérin, au Pré Binet.

Inutile de dire que Chanchet paiera et il trouve lui-même bien douce la punition de sa conduite au moins légère. Nous proposons également d'accorder une mé- — X — daille de bronze à l'auteur des Trim'leu, comédie vaudeville eu 3 actes n" 10 du concours. Ici aussi, la pièce prend au corps un des travers, plutôt un des vices ancrés dans les classes laborieuses, les combats de coqs.

Que de malheureux ouvriers laissent, en effet, femmes et enfants manquer parfois de pain et jettent le produit de leur travail en paris sur la tête de tel ou tel coq. Nous savons, nous, que ces joutes sont souvent, très souvent suivies de com- bats entre les assistants, que la justice doit punir malheureusement au détriment du ménage, de la femme, des enfants.

C'est donc une donnée bien morale, que celle qui consiste à montrer que les vices des amateurs pas- sionnés de combats de coqs peuvent les conduire à tout, même au vol.

Les deux premiers actes de cette comédie sont excellents, le dialogue est bon, les vers sont en général à l'abri de reproche, sauf quelques légères imperfections qui ont été signalées à l'auteur. Le personnage de Joseph, l'ouvrier au caractère faible, hésitant, subissant tantôt l'influence de sa femme, tantôt celle du camarade Jacques, est fort bien tracé.

Celui de Jacques, le mauvais ouvrier, l'amateiir pas- sionné de combats de coqs, qui va jusqu'à voler pour satisfaire sa funeste passion, est aussi bien fouillé, bien observé et parfaitement tracé. Une autre bonne comédie, écrite en wallon très pur, pleine de gaîté et de mouvement, ne remplis- sait pas les conditions du concours : craUèie est, en effet, écrite en prose. Li Cependant le langage parlé par les personnages est un wallon si correct, il a un accent de terroir si prononcé, les expressions du bas peuple sont si bien photographiées, que nous avons cru, à l'unanimité, devoir vous proposer d'accorder à l'auteur une médaille de bronze et de voter l'impression hors concours.

Voici le sujet de la pièce. Wathy, ivrogne des plus caractérisés, va se marier; il lui manque une redin- gote et il ne peut gravir les degrés de l'Hôtel de ville sans ce vêtement; il va l'emprunter à un sien parent, mais, en revenant, il se livre à sa passion favorite, tant et si bien qu'il tombe, ivre-mort, au milieu d'une rue.

Thoumas, ovri da Houbert, le rencontre en ce bel état, le relève et le reconduit. Pour le remercier, Wàthy lui donne la capote empruntée ; Thoumas la vend à la viwaresse Garitte XII — et celle-ci, à son tour, la cède, moyennant bénéfice, à Houbert Wastay, le camarade de Wâlhy et son principal témoin lors du mariage.

On voit ce qui va arriver. Wàthy débarrassé des fumées de l'ivresse, cherche la capote, mais en vain ; il la croit volée. Arrivant chez Iloubert, il le trouve couvert du vêtement acheté a Garilte ; il le reconnaît et court se plaindre à la police.

Un Commissaire — pourquoi pas un agent — se présente, écoute plaignant et pré- tendu voleur. On entend Garitte crier dans la rue ; Commissaire la liait entrer et la force à s'expliquer : Thoumas, à son tour, narre ce qui s'est passé : le pot aux roses est découvert et le Commissaire envoie promener Wàthy.

On ignore si le mariage ratera à la suite de cette jolie découverte. Disons-le : cette pièce, pleine de force comique, réussira : nos Liégeois y retrouveront leur parler franc, sincère, gouailleur, essentiellement naturaliste, sans recher- ches et sans afféterie.

Votre jury a lu aussi, avec beaucoup d'attention, la pièce n" 1 : Les Bat'U, comédie en trois actes. A regret, il n'a pu accorder aucune récompense; cette pièce, du genre sérieux, est, il est vrai, bien conçue, très morale, pure de toute expression grossière ou injurieuse.

Seulement les personnages, très moraux, s'admirent trop les uns les autres. Et puis que de longueurs! L'auteur ferait bien de condenser. Qu'il mette plusieurs fois encore le sa pièce sur le métier et qu'il la polisse; la Société de Littérature wallonne sera heureuse alors de la couronner. Les mômes observations et les mêmes conseils s'adressent également à l'auteur de Li quoive de Diale. Lui aussi a été long, très long, trop long; si, au lieu d'écrire trois actes, il avait su se borner à un acte seulement, peut-être le résultat eût-il été difterent.

Dans cette comédie- vaudeville, le wallon est bon, l'intrigue amusante, certains vers sont bien frappés ; coup de dictons heureux :.

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