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Publié le 04 novembre — Mis à jour le 27 février Temps de lecture : 37 min Selon le dernier rapport de l'Arab States Broadcasting Union 1 il existe sociétés arabes impliquées dans le secteur de la télévision satellitaire, dont privées, et 26 publiques. Ensemble, elles diffusent sur la région chaînes dont un cinquième environ sont étrangères, les quatre cinquièmes étant arabes Si nous les classons par type de propriétaire, chaînes appartiennent à des entités publiques, chaînes appartiennent au secteur privé.

Les bouquets satellitaires sont une composante essentielle du pan privé du secteur télévisuel arabe. Ce dernier est en effet composé de deux sortes d'entités, très distinctement polarisées en termes de taille. À un extrême nous trouvons les grands groupes offrant les bouquets qui sont l'objet de cette étude, qui, tout en étant en nombre restreint, diffusent la moitié des chaînes privées. La deuxième partie du secteur est atomisée en plus de chaînes. Les trois-quarts des chaînes ont adopté l'arabe comme langue de diffusion.

La langue étrangère dominante est l'anglais, avec 97 chaînes exclusivement anglophones, et 57 chaînes bilingue arabe-anglais. Le français, avec 8 chaînes seulement, arrive en troisième position des langues de diffusion, sachant qu'il est utilisé sur 15 chaînes au total. On retrouve là encore un héritage du passé, ces groupes ayant émergé au milieu des années en proposant à grande échelle les chaînes américaines d'information ou de divertissements qui avaient fait leurs preuves en termes d'audience ailleurs dans le monde.

Ce n'est que dans un deuxième temps, après le début des années , que la croissance très forte, voire anarchique, du secteur privé s'est faite, avec la multiplication de chaînes privées "indépendantes" arabes. Ils sont loin de proposer une offre homogène ; si on peut dire aujourd'hui que tous les genres ont été tentés, nous arrivons à une période de maturation où les opérateurs, après avoir eu pour objectif de couvrir tout le spectre de genres possibles, commencent à percevoir les limites d'une telle approche, surtout à l'ère de la convergence numérique où le spectateur devient actif.

Ils s'évertuent de plus en plus à mettre en adéquation leurs programmes avec les spécificités de la population visée : là où il suffisait il y a quelques années de quadriller la population les jeunes, les femmes, les enfants, les religieux… , on vise aujourd'hui des jeunes arabes, des femmes arabes, etc.

Le goût supposément immodéré des spectateurs pour les productions occidentales a finalement atteint ses limites et après avoir ratissé large, un peu comme s'ils sondaient une audience mal connue, les producteurs et diffuseurs doivent aujourd'hui élaborer une offre adaptée.

C'est une contrainte avec laquelle ils doivent aujourd'hui composer. Une domination des pays du Golfe Hormis le Liban présent à travers le bouquet LBC, les pays du Golfe et en particulier l'Arabie Saoudite dominent le secteur de la tête et des épaules, même si en termes de contenus arabes ils continuent de dépendre du savoir-faire historique de l'Égypte, de la Syrie ou du Liban, sans parler des productions occidentales, indiennes ou, plus récemment, turques qui ont donné un second souffle à un secteur alors saturé.

L'objectif étant soit de toucher l'audience la plus large possible de sorte à maximiser les recettes publicitaires, soit de justifier le paiement d'un abonnement, ces groupes ont multiplié leur offre en proposant des bouquets diversifiés. Ce sont eux qui, les premiers, ont permis aux audiences arabes de voir les chaînes occidentales — quand bien même celles-ci véhiculeraient des normes contrastant avec, si ce n'est contredisant, les valeurs des fondateurs.

Ils l'ont fait autant par choix — un pari industriel — que poussés par l'inexistence d'une offre arabe concurrente et crédible. Et au début cela a très bien marché : cela représentait une grande libération pour le public, aussi avide de nouveautés que lassé des programmes étatiques surannés. Le deuxième ordre de raison à la domination des pays du Golfe, et surtout de l'Arabie Saoudite, relève du champ politique, ou géopolitique 2.

La révolution dans le secteur médiatique arabe, qui date du début des années , coïncide avec la deuxième guerre du Golfe, consécutive à l'invasion du Koweit par l'Iraq en août À l'époque, un petit nombre de pays arabes, au rang desquels l'Arabie Saoudite et l'Égypte, a choisi de faire partie des forces de la coalition engagées contre les troupes de Saddam Hussein.

Ce ralliement ne manquait pas de soulever d'épineuses questions de légitimité ou de crédibilité vis-à-vis des opinions publiques, surtout pour deux pays qui ont historiquement cherché à exercer une prééminence culturelle, religieuse ou morale sur le monde arabe. C'est ainsi que la création des premières chaînes satellitaires à vocation panarabe, et qui allaient constituer le germe des grands groupes à venir, a répondu d'abord à un souci de légitimation d'une action politique : ce fut donc MBC — bouquet qui domine la scène aujourd'hui — qui ouvrit le bal en , même si le projet était né dès le milieu des années Cet argument — les médias, surtout d'information, comme auxiliaire de la politique gouvernementale — vaudrait aussi pour le Qatar, à l'origine du bouquet Al Jazeera.

Mais il convient d'être prudent quant à toute lecture réductrice, et bien se garder de généraliser ce constat pour en faire un présupposé applicable à tous les bouquets arabes.

Ces groupes ont eu une stratégie de développement très différente de celle des précédents i. Ces bouquets gratuits ont, au contraire des bouquets payants ayant importé les émissions occidentales, été le fer de lance de la nouvelle vague dans la production télévisuelle arabe, correspondant à l'adaptation arabe des émissions occidentales, ou la naissance d'une véritable télévision privée libérée des contraintes étatiques — mais à laquelle le domaine de l'information, toujours stratégique, était difficilement accessible.

Le développement de ces bouquets s'est fait en deux vagues. Un nouveau marché et de nouveaux contenus après le seconde guerre du Golfe Le début des années a marqué un tournant important dans l'histoire des médias arabes : l'arrivée de la technologie satellitaire a bouleversé le secteur audiovisuel.

Celle-ci a permis, au sein d'une population bien équipée en téléviseurs, l'arrivée brusque de contenus nouveaux soit étrangers, soit, moins nombreux, arabes mais avec une forte connotation sinon étrangère du moins globale, panarabe, mondialisée. L'objectif pour les propriétaires de chaînes était de proposer les contenus les moins spécifiques possible, de sorte à attirer l'audience la plus large possible.

Du point de vue des téléspectateurs, l'autonomisation par rapport aux contenus diffusés par les États a été un fort vecteur du succès de ces chaînes. Le mouvement a été initié entre l'Arabie Saoudite et l'Égypte, qui semblaient désirer étendre au champ médiatique leur volonté de prééminence sur le monde arabe — auxquels on peut adjoindre le Liban, quoique son importance ait été moindre. Ces pays ont joué un rôle central et structurant pour le marché pendant près de deux décennies, rejoints peu à peu par de nouveaux acteurs, venus du Golfe essentiellement.

L'Égypte a été, en , le premier pays à utiliser la technologie satellitaire pour diffuser une chaîne de télévision : Egyptian Space Channel ESC , créée à l'occasion de la seconde guerre du Golfe Les troupes égyptiennes, engagées dans ce conflit, étaient basées en Arabie Saoudite, près de la frontière irakienne.

Cet engagement auprès des forces occidentales n'a pas été unanimement approuvé par les populations. D'où le lancement en décembre , peu avant le début du conflit, de la chaîne ESC qui deviendra plus tard ESC1 retransmise à travers le satellite Arabsat.

Les contenus de cette chaîne étaient surtout destinés à un public égyptien, plus accessoirement non-égyptien : c'étaient pour l'essentiel les programmes de la première chaîne nationale hertzienne. Mais au plus fort de la guerre, c'était d'information dont le public avait besoin.

À cette époque, en ce qui concerne ce type de contenus, la dépendance à l'égard de CNN était totale, à tel point que l'Égypte rediffusait sur son réseau hertzien les émissions de CNN, dans le cadre d'une joint venture établie entre l'URTE Union de la Radio et de la Télévision Égyptienne et CNN International : en octobre , elles créaient ensemble la société CNE Cable Network Egypt , le premier projet de chaîne cryptée dans la région, ayant pour but de diffuser les programmes de CNN.

L'entreprise fut un échec relatif en termes d'audience, en raison du prix élevé de l'abonnement ; la chaîne fut ainsi réservée à une élite économique fréquentant les grands hôtels cairotes. Même lorsqu'en il fut décidé d'enrichir l'offre cryptée en y adjoignant MTV, les abonnements ne décollèrent pas. Le départ de l'ère satellitaire en Arabie Saoudite fut plus heureux, mais aussi plus résolu. Nous avons déjà souligné que l'Arabie Saoudite, dont le système politique et le rigorisme sont par ailleurs souvent critiqués dans la région, avait servi de base à l'offensive des forces alliées menées par les États-Unis.

Le Royaume avait alors craint une érosion de sa légitimité, tant comme leader politique de la péninsule, que comme référence religieuse. Dès , le prince Khaled Bin-Sultan, commandant le — controversé — bataillon saoudien aux côté des alliés, consolidait son emprise sur le grand quotidien arabe basé à Londres, Al-Hayat. La même année, le gouverneur de Riyadh et demi-frère du roi, le Prince Salman ben-Abdelaziz, opérait une montée significative dans le capital du principal concurrent d'Al-Hayat, Asharq Al-Awsat.

À cette avancée dans le champ de la presse écrite allait succéder une incursion profonde dans le domaine audiovisuel, qui allait en altérer radicalement et durablement la structure et les règles de fonctionnement. C'est — coïncidence? Ils sont créés sous l'égide d'hommes d'affaires fortunés, proches du pouvoir, industriels d'envergure et qui, sans expérience des médias investissent les premiers un domaine économique que, par conséquence, ils créent.

Ces groupes, établis au prix d'investissements colossaux pour l'époque, marquaient l'arrivée dans la région, à grande échelle, de programmes étrangers. Dès le début du mouvement, deux modèles de chaînes ont émergé. D'une part, le modèle de la chaîne satellitaire gratuite, dénommée free-to-air ou FTA en anglais. L'objectif est de maximiser les recettes publicitaires en attirant la plus large audience possible, et en tentant de créer des moments forts, des sortes de messes audiovisuelles où la tarification des spots publicitaires pourrait être fortement augmentée.

L'archétype de ce modèle est la chaîne saoudienne MBC Middle-East Broadcasting Center , initialement plutôt généraliste, qui constitue le germe d'un des groupes leader aujourd'hui.

L'autre modèle est celui des chaînes payantes pay-TV , souvent proposées dans le cadre de bouquets requérant l'acquisition d'un décodeur spécifique et le paiement d'un abonnement. C'est aujourd'hui le leader et il est intéressant de souligner que, outre la réactivité de son fondateur le sheikh Saleh Kamel, un des moteurs principaux de sa croissance a été le lancement d'un bouquet de chaînes non pas arabophones, mais de langue indienne.

Deux créneaux majeurs, en termes de contenus, sont alors convoités. Le premier est celui de l'information, le second celui du divertissement. Nous pourrions également citer le sport, mais l'information et le divertissement sont les domaines où le secteur audiovisuel arabe a dû faire le plus d'efforts pour évoluer ; c'est de ces contenus que la réforme du système télévisuel est partie, et c'est là qu'elle a été la plus visible. Naissance des grands groupes La chaîne MBC est alors la première chaîne satellitaire arabe qui ne soit pas formellement détenue par un gouvernement.

La société MBC avait été établie dès par divers investisseurs, dont le conglomérat Dallah Albaraka de l'homme d'affaires saoudien Saleh Kamel. Mise en place sous la forme d'une société de droit privé, la chaîne MBC est alors la première chaîne satellitaire arabe qui ne soit pas formellement détenue par un gouvernement — même si elle est rapidement devenue la propriété du beau-frère du roi Fahd, Walid Al-Ibrahim.

Elle se donne pour mission d'offrir aux audiences arabes des divertissements de qualité, et une information impartiale et indépendante. La chaîne est alors basée à Londres où est réalisé le gros de la production.

Les plateaux sont plus modernes et le rythme plus marqué que ce qu'on a l'habitude de trouver sur les chaînes nationales, la programmation est variée : informations restant très loin de ce qu'Al Jazeera proposera quelques années plus tard , sports, mode, films, tout en respectant une certaine réserve en termes vestimentaire ou stylistique. ART est le premier groupe à offrir des chaînes thématiques dans le monde arabe. Le groupe commence à émettre en janvier avec quatre chaînes thématiques films, sports, variétés, enfants.

En , et après deux années où la diffusion était opérée depuis Fucino, près de Rome, le groupe dévoilait son propre centre de production et de diffusion à Avezzano, considéré alors par Sony comme la vitrine de son savoir-faire technologique.

La volonté du groupe est d'emblée de se concentrer sur les contenus consensuels, y testant avec une grande prudence les limites de ce qui est acceptable. C'est le premier groupe à offrir des chaînes thématiques dans le monde arabe. En accès libre dans un premier temps, les chaînes du groupe ART ont suscité un vif intérêt de la part des téléspectateurs de la région. D'autant plus qu'une des stratégies de Saleh Kamel était l'acquisition de droits de diffusion, tant pour un grand nombre de films que pour des évènements sportifs majeurs tels que la Coupe du monde.

Le passage à un accès payant en , accompagné d'une réelle volonté d'améliorer encore la qualité des contenus, s'est quand même traduit par une perte d'audience assez sensible 3. Fait marquant, Saleh Kamel a fait le choix délibéré de ne pas doter ART d'une chaîne d'information : question de coût, volonté de ne pas froisser les autorités, sans doute aussi pour ne pas heurter son ancien associé dans l'aventure MBC, le prince Walid Al-Ibrahim avec lequel il maintenait des relations d'affaires.

ART s'est ainsi spécialisé dans les divertissements, films, talk-shows, évènements sportifs. Le troisième réseau de télévisions, là encore saoudien, est établi en mai au sein du groupe Mawarid Holdings ou Mawarid Group.

Mawarid Holdings est une société d'investissements privée, détenue par le prince Khaled Bin Adballah. Orbit Communications Corporation, basé d'abord à Rome, est d'emblée le projet le plus ambitieux des trois, le coût initial ayant probablement dépassé le milliard de dollars 4.

Le bouquet a la particularité d'être entièrement numérique, et d'emblée crypté. Il est sensiblement plus diversifié que les deux précédents, en raison d'une politique d'offre de programmes non-arabophones bien plus étoffée.

Autre innovation majeure, sur le terrain de l'information de qualité en langue arabe celle-là : la création en exclusivité pour Orbit de BBC Arabic Television en vertu d'un accord signé en mars , qui concurrencera un temps la MBC. Mais divers éléments liés aux "sensibilités" saoudiennes conduiront Orbit à fermer la chaîne en Le dernier des groupes du Golfe présents dans la région est Showtime Arabia.

Il est particulier dans le sens où il est le fruit d'un partenariat liant le conglomérat koweitien Kipco Kuweit Projects Company et le géant américain des télécommunications Viacom Inc. Showtime Arabia a été établi en à Londres, offrant pour contenu des chaînes essentiellement américaines, ce qui semble naturel compte tenu du fait Viacom possèdait de nombreuses chaînes et marques de renommée internationale MTV, Nickelodeon et Paramount Pictures, Dreamworks, entre autres.

L'alliance industrielle paraissait ainsi solide et rationnelle, disposant d'avantages compétitifs certains : outre l'expérience de Viacom dans le secteur médiatique, il suffisait de créer l'enveloppe qui accueillerait des contenus existants et largement éprouvés ailleurs dans le monde. Il semble enfin que l'alliance ait véritablement été le fait d'acteurs privés ayant peu de liens directs avec les familles régnantes.

Lancée en avril avec l'appui financier de Saleh Kamel, le fondateur d'ART, LBC a d'abord fonctionné sur le modèle des groupes précédents, la production était assurée au Liban 5. En réalité, LBC dénommée LBC-Sat est la résurgence satellitaire d'une chaîne hertzienne créée en par les forces libanaises chrétiennes. C'est à l'occasion d'une levée de fonds de 50 millions de dollars destinée à financer la création de la version satellitaire que Saleh Kamel entra au capital de LBC et en devint un actionnaire de référence 6.

Elle ne pouvait, si elle voulait survivre, se cantonner à être le porte-voix des forces libanaises : c'est ainsi qu'elle a mis en place assez tôt dans son histoire une programmation spécifique durant le mois de Ramadan, et s'est montrée particulièrement hardie dans les divertissements proposés. Le domaine de l'information a quant à lui fait l'objet d'une prudence marquée de la part des groupes naissants.

ART n'a pas été seul à écarter d'emblée toute idée de lancement d'une chaîne d'information. Idem pour Showtime, qui a positionné son offre à l'extérieur de tout champ politique, faisant le choix exclusif de rediffuser une offre étrangère existante axée sur les divertissements.

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